Nous avons tous ressenti, étant jeunes, une sorte de malaise lors d’une sortie en voiture. Comme une sensation nauséabonde qui peut gâcher une belle conduite durant un beau jour qu’on pourrait parfaitement ressentir même à un âge avancé. Toutefois, cela indique également que votre cerveau fonctionne comme il le devrait. Il existe en réalité des preuves scientifiques qui ont révélé que le mal des transports pourrait être le résultat de la réaction de votre cerveau à ce qu’il pense être un accès soudain d’empoisonnement.
Les scientifiques suggèrent que lorsque vous êtes dans un moyen de transport, votre cerveau reçoit des messages contradictoires comme si vos sens étaient désorientés. Ce qui est semblable à l’empoisonnement et la réaction la plus courante face à cela ce sont les vomissements.
Pourquoi le cerveau devient-il aussi confus ?
D’après certains scientifiques, la découverte relativement récente des moyens de transports n’a pas laissé suffisamment de temps au cerveau de s’adapter. Malgré le fait que nous voyageons dans une voiture, un bus ou un bateau en mouvement, la majorité de nos sens nous disent toujours que nos corps sont stationnaires – et bien sûr, votre corps est techniquement immobile lorsque vous êtes assis à l’arrière siège d’une voiture.
En même temps, votre cerveau sait aussi que vous avancez à une certaine vitesse en raison des capteurs d’équilibre – de petits tubes de fluide – dans votre oreille interne. Le liquide dans ces tubes glisse, indiquant que vous bougez, mais en réalité vous êtes assis immobile. Votre cerveau reçoit des messages très mitigés.Il s’avère que les mouvements de la voiture ou de la locomotion concernée contredise nos sens qui nous indiquent que nous sommes toujours stationnaires.
Le thalamus, la partie cérébrale chargée de l’interprétation de ces informations, reçoit les différents influx nerveux très contradictoires et il arrive souvent à la conclusion que les sens sont probablement désorientés à cause d’un éventuel empoisonnement.
Certaines situations peuvent aggraver ou atténuer les choses
Cela dit, regarder par la fenêtre peut vraiment aider, car cela rassure le cerveau que vous bougez et que tout va bien. La lecture d’un livre ou d’un document aggrave souvent les choses car cela va convaincre davantage le cerveau que vous êtes vraiment immobile et que vous n’accélérez pas dans l’espace.
Le conducteur quant à lui se voit être à l’abri de ce malaise car son cerveau reçoit plus de preuves visuelles qu’il est en mouvement et en plus vous êtes toujours maitre de vos déplacements. Dans ce cas-là, le cerveau s’adapte et écarte la possibilité de l’empoisonnement.
D’après une étude scientifique, certaines personnes sont plus fragiles à cette confusion que d’autres. Les personnes dont le corps bouge naturellement plus souvent que d’autres, même à l’arrêt, étaient plus susceptibles d’avoir le mal des transports.
Ça n’a jamais été amusant de réclamer un arrêt au conducteur à cause de ça. Cependant, expliquer les choses scientifiquement pourra probablement vous aider à vous justifier et aussi à mieux comprendre le fonctionnement de ce phénomène désagréable.
Références :
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30969528-motion-sickness/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27638085-motion-sickness/
https://www.nature.com/articles/nature22073
https://www.thecut.com/2016/08/a-very-weird-explanation-for-car-sickness.html
https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0066949
https://vestibular.org/news/06-18-2013/new-views-motion-sickness
