Avec l’avènement de la pandémie COVID-19, le monde s’est vu plongé dans une atmosphère d’anxiété sans précédent. De nombreux pays peinent à ralentir la propagation du Coronavirus même en préconisant toute une panoplie de précautions ; comme le fait d’éternuer ou de tousser dans le coude et de garder une certaine distance d’autrui.
Cependant, plusieurs scientifiques ne parviennent toujours pas à expliquer cette vitesse de propagation vertigineuse. Ensuite, viennent plusieurs questions qui remettent en cause notre vision de comment ce virus se propage-t-il aussi rapidement. Certains se sont même demandé s’il était possible de transmette le virus juste en parlant ou en respirant.
Des sécrétions respiratoires soupçonnées
Lorsqu’une personne malade tousse ou éternue, il est tout à fait normal qu’elle produit des petites gouttelettes très légères flottant temporairement dans l’air et à courte portée. Elles peuvent éventuellement infecter d’autres personnes si elles s’approchent de trop près d’un malade, c’est ainsi que les experts pensent que la plupart des gens tombent malade du COVID-19.
En raison de la taille relativement grande des gouttelettes, supérieure à 5 micromètres, elles ne voyagent généralement pas très loin et ne restent pas dans l’air trop longtemps.
Mais ce n’est pas le seul type de gouttelette, d’autres beaucoup plus petites peuvent également être produites lorsque nous éternuons et toussons, ainsi que lorsque nous parlons et respirons. Ces petites gouttelettes qui se dégagent des voies respiratoires d’un être vivant sont appelées Bioaérosol ; définit comme des particules aéroportées constituées de microorganismes (bactéries, germes, virus etc).
Maintenant, est-ce que les personnes souffrantes du COVID-19 produisent des Bioaérosols contenant ce virus ? la réponse à cette question n’est pas entièrement claire et elle aurait des implications importantes pour les travailleurs de la santé et toutes personnes susceptibles d’entrer en contact avec un éventuel porteur du virus.
Néanmoins, d’après Harvey V. Fineberg, médecin américain et ex-doyen de la Harvard School of Public Health, les recherches actuellement disponibles soutiennent la possibilité que le COVID-19 puisse se propager via des Bioaérosols générés directement par la respiration des patients.
Des études basées sur le SRAS et la grippe
Dans ce contexte, les recherches précédemment citées ont principalement étudié le SRAS et la grippe, ce qui laisse suggérer la possibilité que le COVID-19 ne fonctionnerait pas de la même manière.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a également publié des lignes directrices à ce sujet, affirmant que la transmission de Bioaérosols par voie aérienne du COVID-19 n’a pas été signalée, sauf dans des circonstances très spécifiques. La transmission aéroportée peut être possible dans des circonstances et des environnements spécifiques dans lesquels des procédures ou des traitements de soutien qui génèrent des aérosols sont effectués. Cela inclut des gestes comme retirer un patient d’un ventilateur ou une ventilation manuelle.
Par ailleurs, garder une distance de prévention avec autrui et le confinement demeurent à ce jour les meilleurs moyens d’éviter de tomber malade – que ce soit à cause des gouttelettes respiratoires ou des Bioaérosols.
De plus, il est déjà conseillé aux personnes telles que les travailleurs de la santé dans les situations à haut risque d’utiliser des masques, des visières, combinaisons et autres protections adéquates pour se protéger des personnes malades.
Références :
https://www.nature.com/articles/d41586-020-00974-w
https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2763852
https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.03.23.20039446v2
