En termes de reproduction, la compétition a toujours fait rage dans la nature au sein du royaume animal. Mais en ce qui concerne les perruches, ondulées dans notre cas, les femelles de cette espèce ont des critères de sélection qui sortent de l’ordinaire.
Un bon nombre de spécialistes croyaient depuis toujours que seul un plumage exquis ou un chant séduisant suffisait pour que les mâles soient appréciés. Bien que l’état de santé soit primordial pour la pérennisation d’une progéniture saine, les femelles perruches ondulées prennent en compte aussi l’intelligence et s’avère même être un critère décisif.
Une cervelle pas aussi petite que ça
Outre leur aptitude à reproduire les sons qu’ils entendent, allant jusqu’à même répéter un nombre exorbitant de mots, ces petites bêtes originaires d’Australie sont tout aussi douées pour résoudre des puzzles de difficulté modérée.
Afin de vérifier si cette aptitude jouait un rôle dans la reproduction, une équipe de scientifique a réalisé un test sur un total de 34 perruches ondulées mâles et 17 femelles.
Au début, chaque femelle a été placée en présence de deux mâles. Quelques temps après, la femelle a fini par naturellement en choisir un. Cela a été déterminé en mesurant le temps qu’elle passait avec l’un plutôt que l’autre en se collant à sa cage.
Ensuite le mâle non choisi a bénéficié d’un entraînement spécial afin d’apprendre à ouvrir deux types de boîtes contenant des graines. En revanche, le mâle préféré n’a reçu aucune formation de la part de l’équipe.
Retournement de situation
Une fois le mâle non préféré a été formé, il a été replacé dans la même cage qu’au début. La femelle a ensuite observé l’aptitude des deux mâles face aux boites puzzle, le mâle préféré au début s’est trouvé en grande difficulté contrairement à son rival, qui a parfaitement mis en œuvre la technique qu’il a appris. La femelle a fini par préféré ce dernier suite à sa démonstration d’intelligence.
Les scientifiques ont alors replacé les deux mâles dans les différentes cages, afin de vérifier si la femelle penchera toujours vers le mâle compétent. Finalement il s’est avéré qu’elle a belle et bien choisi encore le même mâle qui a su ouvrir les boites contenant les graines, ce qui a été le cas de 8 perruches femelles sur 9. Il est à noter que ce changement de préférence n’a pas été observé dans le groupe témoin, ce qui ne laisse aucun doute sur le rôle que l’intelligence a joué.
Cette étude publiée dans la revue Science ajoute un autre niveau de complexité en termes de choix du partenaire. Les auteurs de l’étude en question avaient conclu que les compétences cognitives peuvent belle et bien affecter les critères de préférence du partenaire, ce qui a été dans ce cas décisif.
Références :
https://science.sciencemag.org/content/363/6423/166
https://web.archive.org/web/20090306224245/http://freespace.virgin.net/cobber.budgies/wildphoto.html
Image mise en avant appartenant à T.Alaa Khalifa
