L’activité humaine a impacté l’Arctique d’une manière très prépondérante. Preuves à l’appui, un nombre significatif de scientifiques ont plaidé pour la cause environnementale avant qu’on atteigne un stade irréversible. La problématique réside dans le fait que l’être humain a tendance à reporter ce genre de questions et de s’occuper d’objectifs de court terme. En tout état de cause, l’étau se resserre de plus en plus.
L’empreinte de l’humanité sur la terre
D’après un récent rapport des Nations Unies, le destin de l’humanité est quasiment scellé. Même si nous arrêtons entièrement nos futures émissions de carbones cela ne servirait plus à rien. D’ici la fin de ce siècle, la température de l’Arctique risque d’augmenter d’environ 5 degrés Celsius. Trop de gaz à effet de serre ont été émis dans l’atmosphère pour qu’on puisse faire quelque chose. Un constat plutôt alarmant mais objectivement correct.
Par ailleurs, la recherche effectuée a pris en considération l’Accord de Paris sur le climat, en vigueur depuis le 4 novembre 2016. Un accord qui a bénéficié de la signature de 196 pays sur 197 que compte l’Organisation des Nations Unies (ONU). Même sous les termes de cet accord, les recherches montrent que les températures hivernales dans l’Arctique devraient augmenter d’au moins 3 ° C d’ici 2050 et de 5 à 9 ° C d’ici 2080 par rapport aux niveaux préindustriels.
Ces augmentations en termes de température ne sont pas à prendre à la légère. De nombreuses recherches suggèrent que les changements climatiques dans l’Arctique provoqueront une hausse dangereuse du niveau de la mer dans le monde entier, provoquant des inondations côtières, de l’érosion et des dommages aux bâtiments et aux infrastructures. Cela va également perturber les écosystèmes, contaminer l’eau potable et stimuler la migration humaine en masse.
La causalité du cercle vicieux glaciaire
Depuis 1979, les recherches montrent que l’Arctique a perdu environ 40% de sa glace et que celle qui reste est plus mince et plus vulnérable que jamais. Certaines études en ce sujet sont même allées jusqu’à dire que la calotte glaciaire de l’arctique pourrait disparaître totalement d’ici 2030.
Une fonte de cette envergure serait une véritable catastrophe environnementale. Même si les pays déjà mentionnés suivent à la lettre l’accord de Paris, le pergélisol (permafrost en anglais) dans l’Arctique devrait diminuer d’environ 45%. Une telle fonte causerait la libération de milliards de tonnes de carbone et de méthane dans l’atmosphère.
Ce qui est dramatique c’est que tout cela conduira finalement à des températures encore plus chaudes, faisant dégeler encore plus de glace et donc une libération plus prépondérante de carbone et de méthane. Les conséquences pourraient inclure des incendies de forêt plus fréquents, la perte d’habitat et des dommages à l’infrastructure.
En outre, ces quantités titanesques de méthane qui se retrouveraient dans les océans causeront inévitablement l’acidification de ces derniers. Les conséquences qui en résulte sont très variées et représentent une menace écologique à une échelle planétaire.
Références :
https://www.nrdc.org/onearth/climate-change-already-driving-mass-migration-around-globe
https://www.thethirdpole.net/en/2018/11/22/by-the-end-of-the-2030s-the-arctic-may-lose-all-its-ice/
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6289964/
https://www.ucsusa.org/global-warming/global-warming-impacts/co2-ocean-acidification
