Le mystère des rayures du zèbre enfin élucidé

Le mystère des rayures du zèbre enfin élucidé

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Il est évident que chaque caractéristique ou trait propre à une espèce donnée répond à un certain objectif. Apportant ainsi un supplément d’atouts qui permettrait une meilleure adaptation et plus de chances de survie dans la nature.

Il en va de même en ce qui concerne le zèbre ainsi que son manteau à rayures noires et blanches. Cet animal, originaire de l’Afrique australe, a su intriguer la communauté scientifique qui, depuis de longues dates, a cherché à comprendre l’utilité d’un tel pelage.

Une forme de protection

Au fil des années, d’innombrables hypothèses ont été élaborées afin d’élucider ce mystère. Il y’a eudes contradictions, des résultats incomplets sans apporter une réelle explication à ce sujet. Certaines études avaient vu le jour dans le but de démontrer comment ce pelage pourrait réguler la température corporelle. D’autres voulaient prouver que c’était une sorte de camouflage mais toutes les études ont été conclues par un échec et peut-être qu’au final la raison était plus simple que ça.

Dernièrement, des chercheurs ont ajouté de nouvelles données et une nouvelle tentative d’éclaircissement au pelage du zèbre si singulier. D’après l’expérience qu’ils ont menée, les bandes noires et blanches serviraient comme protection contre des éventuelles mouches ou autres insectes dangereux.

Ce n’est pas une nouvelle idée. Les scientifiques savent depuis des années que moins de mouches se posent sur les zèbres. Une étude réalisée en 2012 a même révélé que les bandes claires et sombres pouvaient refléter la lumière polarisée de manière à perturber les insectes en vol.

Un autre point à prendre en considération c’est que les espèces de zèbres, arborant les fameuses bandes claires et sombres, vivent toujours dans des endroits africains abritant des mouches susceptibles de transmettre des maladies très virulentes et dangereuses.

L’expérience réalisée

Afin de vérifier la véracité de cette hypothèse, une équipe de scientifiques anglo-américaine a pris l’affaire en main et s’est mise à observer les différentes éventualités. Ces scientifiques se sont décidés à observer le comportement de mouches suceuses de sangs (connues sous différentes appellations ; taons, tabanidae etc) par rapport au pelage des zèbres afin de voir ce qui se passerait.

Les observations filmées ont clairement montré que les mouches avaient beaucoup de difficultés pour se poser sur les zèbres que  sur les chevaux, ce qui a incité les scientifiques à approfondir leurs recherches sur cette question.

Avant d’entamer quoi que ce soit, les scientifiques voulaient se focaliser sur le pelage uniquement et voulaient écarter que d’autres facteurs comme l’odeur ou le mouvement de l’animal modifient les résultats de l’étude. Alors ils ont opté pour des déguisements qui portent des rayures et des couleurs semblables à celles du zèbre.

Pour ce faire, l’équipe a revêtu des chevaux de manteaux – noir uni, blanc uni et rayé noir et blanc – et a enregistré l’activité des mouches. Ils ont également pris des vidéos de chevaux et de zèbres pour effectuer une analyse détaillée de ce que les mouches font réellement; et observer les comportements des deux types d’animaux en réponse aux mouches.

Ils ont constaté que les mouches traînaient en nombre à peu près égal autour des deux animaux et approchaient des zèbres aussi souvent que des chevaux. Mais ils ont remarqué un comportement étrange lorsque les moches essayaient d’approcher les manteaux rayés.

Sur cette illustration, on peut voir comment les manteaux rayés ont affecté le comportement des mouches. On peut y voir à la fois, la fréquence à laquelle les mouches touchent le tissu du déguisement, lorsqu’elles se posent dessus et lorsqu’elles se posent sur la tête du cheval. On voit donc sur l’illustration que le groupe portant le déguisement à rayures n’a pas été harcelé par des mouches concernant notamment les deux items du diagramme (a et b) contrairement au dernier item (c : atterrissage sur la tête de l’animal). Fait intéressant, les mouches se posaient toujours sur la tête exposée du cheval portant le manteau à rayures aussi souvent que sur des chevaux normaux, ce qui indique que le manteau avait un effet.

Parallèlement, les scientifiques ont remarqué que les mouches approchant des zèbres ou des chevaux revêtus de manteaux à rayures, ne ralentissaient pas de manière contrôlée pour pouvoir se poser et souvent elles se heurtaient directement à l’animal. Ce qui indique clairement que les rayures du zèbre perturbent énormément le vol des mouches.

Bien sûr, il est possible que les bandes remplissent plusieurs fonctions. Jusqu’à présent, les études semblent avoir exclu le camouflage dans l’environnement, les interactions sociales et la thermorégulation, mais il est toujours possible que les bandes créent de la confusion chez les prédateurs notamment quand ces animaux sont en troupeaux étroitement emballés.

Toutefois, les éléments de preuve présentés ici indiquent que l’un des avantages conférés par les rayures est une protection accrue contre les mouches nuisibles.

Références :

https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0210831

https://animals.sandiegozoo.org/animals/zebra

https://royalsociety.org/people/martin-how-7239/

https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0210831

http://wfcb.ucdavis.edu/people/emeriti/caro-tim/

https://www.nature.com/articles/ncomms4535

https://www.nature.com/articles/s41598-018-27637-1


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