Beaucoup de personnes seraient d’accords sur le fait que le mode économique actuel devrait être revu en profondeur. Parallèlement, les idées et critiques de Karl Marx concernant le capitalisme se terrent oubliées ou stigmatisées. Il fallait s’attendre à de telles prises de précaution quand on remémore les désastres du passé engendrés par un bon nombre de politiques économiques et dictatures ayant repris justement les idées de Karl Marx.
Pourtant, omettre sciemment ses travaux serait injuste car il a quand même su repérer les imperfections du capitalisme. Ce qui pourrait bien entendu nous permettre d’espérer à un avenir plus prometteur.
L’aliénation du travail moderne
Parmi les visions de Karl Marx était le fait que le travail pourrait être un moyen d’accomplissement personnel et de bonheur. Mais afin que cet accomplissement puisse avoir lieu, il faut que le travailleur se voie lui même à travers l’objet qu’il a créé. Prenant l’exemple d’un artisan qui s’adonne à une activité bien déterminée. L’objet fini représente l’externalisation des qualités du travailleur. Que ce soit sa symétrie, les détails rajoutant plus d’élégances etc. Or, ce concept se fait de plus en plus rare dans le monde moderne. Le problème réside dans le fait que le travail moderne est extrêmement spécialisé. Nul ne saura nier que grâce à cette approche, l’économie est bien plus efficace, plus productive. Le travailleur se verra en conséquent dépourvu du sens de la contribution qu’il apporte réellement. Une sorte de déconnexion entre ce qu’il fait toute la journée et ce qu’il est réellement ou ce qu’il pourrait contribuer à la société.
L’insécurité au travail
Le capitaliste voit le simple travailleur comme une pièce d’engrenage très remplaçable. Un simple facteur parmi tant d’autres qui joue sur le théâtre de la production. A la minute où des difficultés de maîtrise de coût commencent à apparaître, le travailleur se verra jeté au premier tournant. C’est aussi le cas s’il s’avère que des profits peuvent être engrangés suite à l’utilisation d’une nouvelle technologie qui ne nécessite pas l’intervention du facteur humain. Cette manipulation de la peur de l’abandon, le renvoi arbitraire et d’en être jugé par la société comme un raté … une terreur qui hante chaque travailleur et qui le contraint à se soumettre au profit du capitaliste. Le communisme n’est pas uniquement une théorie économique, d’un point de vu émotionnel c’est aussi une expression d’un désir profond qu’est celui d’être important et d’avoir sa place dans la société et que le fouet de la famine, du rejet, de l’abandon est inexistant.
Les travailleurs gagnent peu et les capitalistes s’en enrichissent
Ce point représente le principal scrupule qui inquiétait Karl Marx. Il pensait qu’il était évident que le capitaliste réduit au maximum ses dépenses sur ses travailleurs afin de percevoir plus de profits. C’est ce que Marx appelait « l’accumulation primitive du capital ». Ce que les capitalistes auraient jugé comme récompense à une ingéniosité talentueuse. Marx le voit tout simplement : le profit c’est du vol ! et ce qui a été volé c’est le résultat de dur labeur d’une armée de travailleur. En d’autres termes, l’essence même du capitalisme est le fait de payer les travailleurs à des sommes symboliques comme contre partie à des produits fini ou services réalisés et qu’ensuite ces derniers se voient revendus à des prix bien plus élevés aux plus offrants. Le profit est le terme de fantaisie de l’exploitation.
L’instabilité du capitalisme
Karl Marx a toujours statué que les crises économiques font partie intégrante du capitalisme bien que ce fait est fréquemment nié par les fervents partisans de ce système économique. La source du problème est l’anarchisme de la production, c’est à dire qu’on produit bien plus que ce dont on a besoin de consommer. Ces crises modernes deviennent donc des crises d’abondance que de pénurie. Ce qui est parfaitement irrationnel c’est le fait que la productivité est telle à un point ou chaque individu sur cette planète devrait pouvoir bénéficier d’une maison, une voiture, un accès à une école et un hôpital. Parallèlement, la charge du travail ainsi que ses heures devraient être revues à la baisse mais ce n’est pas le cas afin que l’exploitation de la classe ouvrière puisse continuer. Ce que nous appelons chômage est en faite une liberté selon Marx. Comment subvenir aux besoins de ces derniers ? c’est par le biais de la redistribution de la richesse. Une richesse qui revient de plein droit au prolétariat (toute personne dépourvue de moyens de production).
Le capitalisme est malsain pour la société
Karl Marx appelait ce concept « fétichisme de la marchandise » ou de la commodité. Ce point se rapportait sur l’omniprésence de l’intérêt économique et financier dans tout ce que nous entreprenons. Un fléau matérialiste qui s’incruste même dans les relations humaines. Marx voulait que les humains deviennent libres de leurs besoins financiers pour qu’ils puissent enfin vivre des relations saines, honnêtes dépourvues d’hypocrisie ou de voracité de l’argent. Ce point a tellement endoctriné la société à croire en plusieurs choses qu’en temps normal sont tout à fait admissible sans en abuser bien sur. Plusieurs concept ancrés en nous comme par exemple une personne qui ne travaille pas n’a aucune valeur, se reposer plus d’un mois par année est un péché, plus de biens nous rendraient plus heureux.
En résumé, les critiques de Karl Marx nous disent que le capitalisme nous rend anxieux, compétitif, conformiste et politiquement complaisant. Par ailleurs, il n’a pas uniquement critiqué le capitalisme. Il a également cité plusieurs prémices de ce qu’il voulait comme idéal futur utopique.
Personne, durant le temps de Karl Marx, n’aurait cru que ses idées puissent un jour avoir une influence prépondérante. Pourtant quelques décennies après, c’était bien le cas. A son époque il était comme un magnifique docteur durant les premières heures de la médecine. Il pouvait profondément déterminer la nature et les causes d’une pathologie sans pour autant pouvoir apporter d’antidote.
