On vous le répétera jamais suffisamment ; les mégots de cigarettes sont toxiques et prennent beaucoup de temps à se décomposer (estimé à plus de deux ans). Ces déchets seraient les plus répandus, sur les plages partout dans le monde, encore plus répandus que les bouteilles en plastique.
Tandis que l’influence humaine s’étend aux écosystèmes du monde, certaines espèces sont de plus en plus touchées. Le dernier symbole en date de ce problème est un Bec-en-ciseaux noir sans méfiance qui tente par erreur de nourrir ses bébés avec un mégot de cigarette. Sur une plage de Floride aux Etats-Unis, la photographe américaine Karen Mason a pris en cliché la scène émouvante qui nous donne encore une preuve supplémentaire du degré de perturbation que nous causons aux écosystèmes.

La nature n’est pas un cendrier géants
Beaucoup d’oiseaux sont très curieux de savoir ce que nous laissons derrière nous en quête de nourriture et ils vont très souvent enquêter pour savoir s’il s’agit de quelque chose de comestible ou pas. Dans le cas de cette photo, l’animal a malencontreusement considéré ce déchet comme étant comestible et il l’a donné à son petit. Si vous fumez, tâchez de jeter vos mégots de cigarettes dans des poubelles mêmes si vous êtes en ville.

Ailleurs dans la nature, il serait d’un acte de bon sens de garder avec soi un petit sac approprié afin d’y mettre ces déchets nocifs pour les êtres vivants. Malheureusement, un bon nombre d’espèces les utilisent pour confectionner leurs nids. Mais les mégots de cigarettes sont très toxiques et peuvent facilement causer des problèmes de santé pour les malheureux petits qui se retrouveraient dans un nid à base de mégots.
L’odeur de ce déchet est particulièrement désagréable, car les filtres de cigarette en décomposition libèrent des produits chimiques tels que la nicotine, l’arsenic et le plomb. La manière dont la cellulose végétale utilisée pour fabriquer ces filtres est traitée, rend leur désintégration obstinément lente, semblable au plastique.
Nous ne voyons pas toujours les conséquences directes de nos déchets. Comme il apparaît maintenant de plus en plus fréquemment chez différents animaux, chaque cas tragique nous rappelle également que les ordures ne disparaissent pas de manière inoffensive et sans répercussion.

Références :
https://www.audubon.org/field-guide/bird/black-skimmer
https://oceanconservancy.org/wp-content/uploads/2018/07/Building-A-Clean-Swell.pdf
